« Si je tombe malade, la Sécurité sociale prendra le relais. » C'est vrai, mais dans une mesure souvent très inférieure à ce qu'imaginent les indépendants. Voici ce que prévoient les régimes obligatoires en 2026, et ce qu'ils laissent à votre charge.
Le calcul : 1/730 de votre revenu moyen
Pour les artisans, commerçants et professions libérales, l'indemnité journalière est égale à 1/730 du revenu d'activité annuel moyen des trois dernières années cotisées. Concrètement, elle représente environ 50 % du revenu quotidien.
Pour y avoir droit, il faut notamment justifier d'au moins 12 mois d'affiliation. Les indemnités sont versées après un délai de carence de 3 jours.
Artisans et commerçants : un plafond bas
Le revenu pris en compte est limité au plafond annuel de la sécurité sociale. En 2026, l'indemnité journalière est donc plafonnée à 65,84 € bruts par jour, soit environ 1 975 € pour un mois complet d'arrêt, quel que soit votre revenu réel.
Exemple
Un artisan dégageant 40 000 € de revenu annuel perçoit 40 000 / 730 = 54,79 € par jour, soit environ 1 640 € par mois, pour un revenu habituel d'environ 3 330 € par mois. Son loyer professionnel, ses crédits et ses charges continuent de courir.
Professions libérales : le trou du 91e jour
Depuis 2021, les libéraux bénéficient d'un régime commun géré par l'Assurance maladie : 1/730 du revenu moyen, dans la limite de trois plafonds de la sécurité sociale, du 4e au 90e jour d'arrêt.
À partir du 91e jour, la caisse de votre profession prend le relais, avec des montants et des règles très différents d'une caisse à l'autre. Certaines caisses ne versent aucune indemnité après ce délai.
Ce qu'il faut couvrir en complément
Un contrat de prévoyance permet de combler l'écart :
- des indemnités journalières complémentaires, jusqu'au niveau de revenu choisi ;
- une garantie frais généraux, qui rembourse loyer, salaires et charges fixes pendant l'arrêt ;
- une rente d'invalidité, idéalement sur un barème professionnel ;
- un capital décès et des rentes pour le conjoint et les enfants.
Les cotisations de prévoyance des indépendants imposés au titre des BIC ou des BNC sont déductibles du bénéfice, avec la santé, dans la limite du plafond Madelin : jusqu'à 11 534 € en 2026 (art. 154 bis du CGI).
Mon accompagnement
Je calcule vos droits réels auprès de votre caisse à partir de votre dernière déclaration de revenus, puis je chiffre le besoin à couvrir et compare les contrats de mes partenaires : franchises, barème d'invalidité, exclusions.